samedi 15 mars 2008

En préparation au concert Du 7 MAI au Petit Théâtre d'Etampes, regroupant les chanteurs de l'école de musique, toutes glottes confondues, autour du thème de l'Humour, la Parodie, la Rencontre entre le Sérieux et le Léger, le devenir des grands "tubes" du classique, les Voix de la Kitscherie ... bref ...
Voici un avant goût des morceaux que je proposerai dans les différents ateliers, grâce au génial site "Deezer"et ses petits lecteurs exportables.

Pour un menu bien plus roboratif encore, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le site " Eau de vie de songes et liqueur de rêves de Paul et Mick; c'est excellentissime, les morceaux les plus improbables sont en écoute en entier, ça virevolte d'humour et d'érudition.
C'est à la rubrique "Petite anthologie de la musique déjantée."





L'informatique - Chanson Plus Bifluorée.(La petite vidéo est ici )Reprise de "Je ne suis pas bien portant" V.Scotto/Ouvrard

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2° Honte à la Trompette - Chanson Plus Bifluorée. Reprise de "Sound The Trumpett" de H.Purcell (Ici par les deux beaux : James Bowman et Michael Chance)


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3° le Moteur à Explosion - Chanson Plus Bifluorée - Reprise de Le "Lion La Biche et le Chevalier" de Henri Salvador

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4° La Pince à Linge - Francis Blanche Pierre Dac - Beethoven 5° Symphonie

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5° L'ombre s'enfuit - Tino Rossi -Pour la photo de Tino, le chouchou de mon Pôpa, c'est là ! (il y a même un petit commentaire "Ça ressemble à Lemon Incest!" - Pour sûr! Il a puisé largement dans le répertoire Klassik lui aussi monsieur Gainsbourg- Etude pour piano Tristesse - Chopin
Et si vous le voulez en ... j'ai mis du temps à trouver en quelle langue il chantait ... c'est ici

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6° Chant d'Allégresse - Les Quatre Barbus - Adaptation de l'adaptation précédente!

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7° Le Parti d'en Rire Francis Blanche Pierre Dac (Allez l'indispensable vidéo !) - Bolero - Ravel

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8° Honneur aux Barbus - Les Quatre Barbus - Largo del Factotum (Barbier de Séville) - Rossini "Original" ici : Figaro Figaro!! Chauffe Mario !

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9° Méli Mélo - Chanoine Bovet

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10° La truite Francis Blanche Die Forelle Franz Schubert
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11° Sur un prélude de Bach Maurane - 1° Prélude en DO - Bach -
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12° Lettre ouverte à Élise - Maurane - Bagatelle - Beethoven

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13° Laci darem la mano - Don Giovanni Mozart
(pour la parodie, il s'agit d'une chanson de Gainsbourg : "Pourquoi un pyjama" !
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14° Sous les Palétuviers - Moises Simons - Grande chanson coloniale -
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15° J'aime bien mes dindons - Ici par Branchini et Charpato (Filez les voir sur Youtube) - La Mascotte - Audran
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16° Chômage au fond de la vallée - Chanson Plus Bifluorée - Reprise de Les trois Cloches Jean Villard Gilles ( Si vous voulez craquer sur Fred Mela, (ah lui aussi il l'aimait mon papounet! - sa nuit tétoilé heu, ses potes, et Edith c'est là )
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17° Le chien dans la vitrine . Librement inspiré du Carnaval de Venise Paul Agricole Génin (1832 1903)

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18° A Wither Shade of Pale - Procol Harum - Adaptation de différentes mélodies de Bach dont Air en Sol BWV 1068 . Oserais je une vidéo de la belle Annie ?
(vous trouvez ici les paroles d'une reprise française de la reprise ...aie aie aie)
Sur l'indispensable site Bide et Musique

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19° Rain and Tears - Aphrodite's Child - Pachelbel - Canon Allez pleurez sur ce karaoké
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20° Danse Macabre - Saint Saens -

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21° Étranger au paradis - Gloria Lasso - Borodine - Prince Igor- ("ouliétaî ..."
(Allez, le grand jeu ... Kitsch on a dit !)
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Si n'avez pas trop les oreilles farcies et que vous vouliez approfondir tout ça, voici quels sites où je me suis régalée.

Là, ils appellent ça carrément "liste des chansons massacrées"

Ici, c'est pour frimer en conversation

Là, pour en savoir plus la musique classique ...et le Rock Progressif !
(vous vous souvenez de Emerson Lake and Palmer ? )

Et puis là, pour la petite histoire des grands tubes !

Mais je ne recommanderai jamais assez le sus cité

vendredi 14 mars 2008

Grande Rentrée



merci Pierre pour le bouquet de printemps

Juillet 2005 .... Mars 2008

Voilà, J'ai fait ma Rentrée à Plein Temps au Conservatoire .
Le voyage continue ...

dimanche 9 mars 2008

Poupées russes ...

L'ordinateur ... Du Vent ? du Vain ? du Virtuel ?

Regardez plutôt cette belle histoire ...

Une histoire de poupées ...



Ça c'est la première poupée, la plus dodue.



Ça c'est la petite ballade de vacances au pays de Youtube ...Vaste contrée certes ... Mais avec un guide d'abord discret puis de plus en plus présent ... Pedro Mendes ...?
Une inépuisable collection de vidéos de musique brésilienne.





Et bien Oui j'en réclamais plus ...et je l'ai demandé ... !
Je lui ai écrit à ce Pedro... et j'ai fait ma commande !







Et voilà que quelques jours plus tard, apparaissait la 2° poupée , toujours bien ventrue ...



















... de São Paulo Brasil à ma boite aux lettres des Vielles Vignes ...















Et là, au milieu de tous ces trésors, ma troisième poupée, toujours prometteuse ...

















Un innattendu et émouvant portrait de Mal Waldron, un de mes pianistes préférés,mort en 2002, égaré ...mais peut- être pas tant que ça, parmi toutes ces brésilienneries ...












... qui déclenche aussitôt l'apparition de la quatrième poupée aux belles cerises, " The Seagulls of Kristiansund" ...















Cette chanson qui me hante depuis le jour où je l'ai entendue la 1° fois, qui est gribouillée depuis longtemps sur les portées de mes cahiers à trésors, cette mystérieuse chanson de "mouettes ", V, V, chantée, incantée, par l'unique, l'inoubliable Jeanne Lee, morte en 2000.








... Mais certaines paroles restaient incompréhensibles à mes oreilles trop françaises...




Hop, trois petits tours de Mac ... et voilà la cinquième poupée, resplendissante !













Un "tribute" à Jeanne Lee avec une discographie très détaillée, des anecdotes personnelles, des extraits de ses poèmes ...


********************
"THE MIRACLE IS"

The miracle is... that the layers continue
to be stripped away each time uncov'ring
a center more brilliant and revealing
than the one before.

Amazing... that this should be the way
our love our knowledge and our lives
keep
unfolding
together
leaving us constantly renewed.

Knowing you exist anywhere in this universe
makes my world that much larger
and that much more filled
with light.

********************

"SUNDANCE"

no words,
only a feeling...
no questions only
a light
no sequence
only a
being.
no journey/ only
a dance --

Et tout ça, signée par un certaine Margaret Davis .... qui laisse son adresse mail en bas de page ...







Hop la petite messagère intrépide ...







qui me ramène tout ... Un mail de Margaret Davis avec les paroles cherchées depuis si longtemps, des mots amicaux et touchants; Margaret Davis, qui mentionne au passage être la femme d'Henri Grimes ...

Henri Grimes ... Henri Grimes ...

Encore une passe magique sur mon petit Mac ...

Et à nouveau une miraculeuse petite poupée, dépouillée mais lumineuse !




... qui me raconte alors toute l'incroyable histoire de ce musicien violoniste, contrebassiste, poète ... qui l'année de ma naissance jouait avec Anita O'day et Gerry Mulligan puis avec Sonny Rollins ...
Qui fait du free jazz avec tout le gratin de l'avant garde américaine, Cecil Taylor, Albert Ayler, Don Cherry, Pharoah Sanders ...
Mais qui arrête la musique en 1965 ... et vend sa contrebasse !

En 1984, on annonce son décès ...

Et bien non! Il est Vivant. Un amateur de jazz le reconnait par hasard ... Il est gardien de parking en Californie et survit avec l'aide sociale.
Le milieu de jazz newyorkais est alerté ... On lui retrouve une contrebasse ... Il fait un sensationnel retour au sommet et reprend rapidement les tournées ...

(Article de Jean Marc Gelin pour Jazzman)

Voici quelques articles de critiques américains ...


- Laurence Donohue-Greene, Directeur de la Rédaction, " All about Jazz " (New York), qui désigna Henry Grimes " MUSICIEN DE L'ANNÉE, en 2003 " !
Si vous n'êtes pas au courant de la fantastique nouvelle concernant le retour d'HENRY GRIMES dans le monde du jazz, je me demande bien sous quelle pierre vous vous êtes endormis !
Il a été le sujet de conversation dans toute les villes et pas seulement à New York ou Los Angeles ; toute la communauté du jazz a célébré sa récente réapparition après une absence de près de trente ans de la scène du jazz. Après quelques concerts sur la Côte Ouest, il a fait un retour triomphal à New York l'année dernière au Festival Vision et nous démontra qu'il était bien de retour !
Sa technique de la basse est une sorte de résurrection pour les bassistes du monde entier. Bienvenue pour votre retour, Mr Grimes !

- Patricia Nicholson Parker, Producteur, Vision Festival, New York City.
Henry Grimes est un magnifique présent pour ce festival. Il joue avec tant de dévotion et il y a tant de douceur dans sa musique... une merveille à écouter.

- Kelvin Leander Williams, " Time Out New York ", " "Top Live Shows ", 27/05-03/06/2004.
Le sensationnel retour du bassiste Henry Grimes sur la scène musicale a été vraiment le fait marquant de l'histoire du jazz pour l'année 2003.
La rumeur au sujet de la réapparition de Henry Grimes au Festival Vision, après quelques 33 années d'absence de la scène, a été éclipsée seulement par le fait que son jeu présenta quelques petits signes de rouille ; cela s'est déroulé en mai 2003 et Grimes dirigea son propre groupe à l'Iridium début juillet. Sa dextérité, profondément insondable pour un musicien qui joua ou enregistra avec des musiciens tels que Mose Allison, Albert Ayler, Thelonious Monk, Sonny Rollins et Cecil Taylo, contredit le proverbe " Se perd, si on ne l'utilise pas ". L'histoire de Grimes cette année est différente. Ce qui est frappant, ce n'est pas seulement l'ardeur avec laquelle il est retourné au sommet du monde du jazz mais comment aussi rapidement s'ébruita le fait qu'il était à la hauteur de relever ce défi...


Belle récolte non ?

Et quoi ? Ce n'est pas fini ??

La petite dernière ... ma chérie ...






Avant hier il y avait un mail de Margaret dans ma boîte ... qui me donnait son téléphone à New York, et m'invitait à un concert d'Henri .... à Banlieues Bleues ! le 2 avril ...

Elle m'attend à son hôtel avant le concert ...
Je lui ai promis que je remeuterais tous mes amis !

Vous viendrez ?
On trinquera ... aux rencontres, au Vent, à la Vie ... avec une petite Vodka ?


Post Scriptum ...

Bon là je ne sais plus si vous allez me suivre dans mon déboitage, parce que même moi, j'ai du mal à remboiter mes poupées ...
Là ça dépasse encore l'histoire ...
En relisant ce texte avant de l'imprimer ... j'examine ma photo de CD brésiliens de plus près ...
... le vert à gauche ... on lit bien "Visions festival III" ? ...
"Vision" ? on n'en parle pas dans l'article des critiques newyorkais ?? Qu'est ce qu'elle disait la Patricia ?
Mais alors ... ce pourrait-ce que ce soit ...?

... et bien Oui ...

Ça s'appelle comment ça ??

Bon j'ai pas de mots ... là, faut se laisser aller à la magie ...

Comme ces deux là ...


mardi 19 février 2008

Des garçons ...

Le hasard des messages des amis (merci Claire, merci Laurence ) m'amène à recevoir aujourd'hui ces 2 gros bonbons dans ma boîte ...
Je les partage volontiers!

Le premier avec une flopée de beaux garçons chantant/bougeant comme personne (ils ont gagné la médaille d'or au concours international de Barbershop ...) Le Westminster Chorus :





Le deuxième avec ...un seul garçon ... mais habité par Mille autres ...Ennio Marchetto :



Allez le petit jeu est lancé ... Les reconnaissez vous ??
(si comme moi vous en redemandez ce vénicien encartonné a un site très interessant) ...et il y a plein d'autres vidéos sur Youtube

La faute à YouTube !

Avec l'Atelier d'interprétation, nous sommes partis explorer l'univers des Chansons à prénoms ...

Un vrai puits sans fond ! Et puis quoi de commun entre une Georgia et une Vanina, une Maria et une Frida Oum Papa ...!

Merci à tout ceux qui ont joué le jeu, le temps d'un trajet en voiture, d'un petit commentaire de blog, d'une visite sur Youtube ...

Justement Youtube ...


Cette histoire de Thématique Prénom a commencé par un farfouillage sur YouTube, et forcément, la découverte d'une perle ... interprétée par Petula Clark ...Pétula Clark, ça en remue des trucs ! Ceux de ma génération comprendront !
Et bien cette chanson, comme Catherine avec son Frédéric de Claude Léveillée qui se retrouve en larmes dans sa cuisine à l'irruption de cette chanson enfouie dans la grande marmite à souvenirs,
(je n'ai pas trouvée la version originale; ici c'est avec Isabelle Boulay)
free music


et bien moi cette chanson de Pétula, sans l'avoir jamais entendue, elle m'a fait le même effet.



Comment me suis-je retrouvée à proposer des Marie Laforêt à l'Atelier ??? (Merci à mes chers élèves qui me pardonnent tout!)
Sans doute à cause du visionnage de ces extraits d'émissions des Carpentier,des Salve d'or et autre Sacha Show, tout ce que je gobais petite, que j'avais l'impression d'avoir largement passé par dessus bord à l'adolescence (Ah! si Patty Smith savait ça !) et qui débarque là, sans crier "gare" ... et que même que ... bien cachée derrière mon écran ... je m'en resservirais bien une autre petite tranche en douce !
Pas vous ?

Franz avec Guy Béart ...



Anton Ivan Boris ... (Guettez bien qui font les garçons)



Charly ... (il est là aussi !)



Bon là, il faut que j'arrête la nostalgie ! ... Ça doit être à cause du mois de février ...

lundi 18 février 2008

Brésil Afrique

(Photo expo Brésil/Afrique)


L' Atelier de musique brésilienne travaille actuellement autour des musiques vocales directement issues de la présence africaine au Brésil.

Je vous livre intégral ce texte proposé par le site d' une radio de Montpellier: "Divergence FM" .

L’héritage africain dans la musique brésilienne

Aujourd’hui on parle d’une culture afro-brésilienne et les racines africaines sont présentes partout au Brésil, dans la musique bien sûr, mais aussi dans la danse, dans l’artisanat, dans le théâtre et le folklore, dans la manière de s’habiller, dans les fêtes populaires et dans le syncrétisme religieux qui caractérise tant le Brésil. Les brésiliens sont très fiers de leur origine africaine. Sans aucun doute la richesse culturelle et la singularité artistique du Brésil, surtout musicale, existent grâce à notre héritage africain et à la manière dont il a été intégré et adapté. Le Candomblé, religion afro-brésilienne, a exercé une très forte influence sur la musique brésilienne, non seulement au niveau rythmique mais aussi par les textes et des expressions qui font souvent référence au Candomblé. Le Candomblé est un culte apporté par les esclaves. Il a survécu au Brésil, surtout à Bahia grâce à l’astuce du syncrétisme, qui consistait à faire correspondre les divinités du Candomblé, les Orixas, aux Saints catholiques. Le Candomblé s’est diversifié dans le territoire brésilien grâce aux différentes origines africaines des esclaves. Les Bantos (Angola, Congo, Gabon, Zaïre et Mozambique) les Nagôs et Yorubas (Nigeria, Bénin). Le Candomblé existe dans d’autres régions du Brésil avec d’autres noms, comme il existe aussi aux Antilles où il est connu comme Vaudou. A Rio, le mélange du Candomblé avec le Spiritisme français a donné naissance à un culte particulier qui est la Umbanda. Les rituels du Candomblé sont accompagnés par la musique, comme toute cérémonie en Afrique. On utilise surtout des tambours et des percussions comme le Agôgô, et cette musique, les batuques, accompagnent les chants qui sont jusqu’à aujourd’hui entonnés dans la langue d’origine. Un autre grand héritage africain est bien sûr la capoeira, forme de lutte, de danse, d’art martial, de philosophie de vie, qui a énormément contribué à la variété rythmique de la musique brésilienne avec notamment l’apport du berimbau, instrument qui reste très rustique mais qui a une rythmique très forte et très contagieuse. L’influence africaine est très forte dans la cuisine brésilienne. Le lait de coco, l’huile de palme, le piment malagueta, le haricot noir, et les plats comme le vatapá, le caruru, le mungunzá, le acarajé. De l’Afrique vient aussi la manière de cuisiner très relevée, l’utilisation de la cuillère en bois et des ustensiles en terre. En mélangeant des ingrédients de la cuisine africaine avec la cuisine portugaise et celle des indigènes, on a créé la cuisine brésilienne. On trouve souvent des références à la cuisine afro-brésilienne dans la musique brésilienne, notamment dans les chansons de Dorival Caymmi. Mais l’héritage africain le plus fort au Brésil est bien sûr présent dans la musique et dans la danse. On y trouve un nombre important de danses apportées par les esclaves : Le batuque, qui désigne aussi une danse, mais aussi le carimbó, le bambelô, la samba de roda, le jongo, le caxambu, la umbigada (danse du nombril). Ces danses sont souvent encore pratiquées au Brésil. Une quantité importante d’instruments sont aussi d’origine africaine. En plus du berimbau et du agôgô, le atabaque, le marimba, le timbau, le caxixi, le ganza. Au niveau de la musique c’est dans la samba, où l’apport a été le plus important. Dans les chansons qui évoquent les racines africaines, les termes utilisés montrent que, en plus des coutumes et des croyances, les peuples africains ont bien sûr ramené au Brésil leurs langues et que ces langues comme le Yoruba par exemple, sont encore utilisées, plus de 100 ans après la fin de l’esclavage, surtout dans les rituels du Candomblé. Mais aussi, dans le lexique de la langue portugaise brésilienne, plusieurs termes africains et expressions existent : cachaça, moleque, caçula, cachimbo, fuzué, axé, abadá, saravá. Même dispersés dans le territoire brésilien, en fonction des cycles économiques qu’on a connu au Brésil et qui ont exploité la main d’œuvre esclave (la canne à sucre, le coton, l’or, le café), les africains ont réussi à préserver une partie de leur culture et à la transmettre. Cette culture a permis de conserver une partie de leur identité et de résister à l’esclavage. Les exemples de résistance sont nombreux à travers les quilombos et les quilombolas dont le plus connu est le quilombo de palmares, dirigé par Zumbi, qui est devenu aujourd’hui un vrai mythe. Un quilombo était une cité, une institution politique, défendue par des guerriers, qui abritaient les esclaves fugitifs. Le métissage de la société brésilienne et le mélange culturel ont toujours été dans le centre d’intérêt de plusieurs artistes. Un bon exemple de ce mélange culturel se trouve dans le répertoire de l’interprète Clara Nunes. Elle a enregistré toutes sortes de genres musicaux comme la congada, la ciranda et la samba aussi. Malgré sa courte carrière, Clara Nunes a beaucoup contribué à mettre en valeur l’univers afro-brésilien. Clara était très attachée à cette culture et a été un des premiers artistes brésiliens à partir en Afrique (en 71) en quête des racines africaines ; avant les mouvements afro-bahianais, avant que Gilberto Gil, Martinho da Vila et d’autres entâment le même parcours. Mais la musique brésilienne a plusieurs autres exemples d’artistes très proches des racines africaines, comme Clementina de Jesus, Dona Yvone Lara, João da Baiana, les groupes afro bahianais et Virginia Rodrigues. Bien sûr, on ne peut pas parler des racines africaines au Brésil sans parler de Bahia ; c’est là, sans aucun doute qu’elles sont les plus fortes et qu’elles ont été mieux préservées. Pour quelle raison ? Le nombre de descendants d’esclaves a été plus grand et l’héritage africain plus important ; grâce aussi au Candomblé qui est resté très proche de l’Afrique et grâce au syncrétisme religieux également. Mais il existe une explication plus anecdotique. En fait, quand le continent sud américain s’est séparé du continent africain et que l’océan Atlantique s’est formé, cette séparation a failli se faire au niveau des terres à l’intérieur de Bahia (rift du Recôncavo). On peut donc dire que Bahia aurait pu être en Afrique aujourd’hui. Les liens sont donc effectivement très profonds. C’est à Bahia que se sont organisés les principaux mouvements afro-brésiliens ( Ilê Ayê, Araketu, Filhos de Gandhi), les premiers groupes de musique afro-brésilienne ( Olodum, Ilê Ayê), les premiers afoxés (groupes carnavalesques) qui ont, par leur persistance, réussi à imposer leur présence au carnaval de Bahia. Carnaval dont ils sont aujourd’hui le vrai symbole. Le métissage est à la base de la société brésilienne. Notre démocratie raciale laisse encore beaucoup à désirer mais elle est unique dans le sens où elle a réussi à préserver la diversité culturelle, et la musique brésilienne est le meilleur exemple de cette diversité.


(Photo d'un tableau de Inès Perlo)


Ici un chant de Candomblé pour la déesse Yemanja

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Je vous propose quelques traces sonores des morceaux travaillés à l'atelier :

Ici l'ensemble de Eduardo Lopes chantant Exu et Oxala
C'est à partir de cet arrangement que nous travaillerons

Ici, deux extraitx plus "bruts" des mêmes morceaux :
Une vidéo sur Exu, extraite du film "Dança das Cabaças"



Et ici Le Canto de Oxala, interprété par Rita Ribeiro (filmée depuis le public au festival de "tecnomacumba" (Gloups !!!)




Ici un montage vidéo consacré à Oxum sur l'envoutante voix de Maria Bethania



Baden Powell ici dans le "Lamento de Exu" un extrait de son disque co écrit avec Vinicius de Moraes en 1966: Afro - Sambas

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Et ici vous pouvez écouter (j'espère ...chez moi ça marche pas terrible!)
des extraits du super album éponyme de Monica Salmoso et Paulo Bellinatti.



Cliquez ici

Musique de Salle à Manger...

Leaving Room Music.

John Cage a composé cette pièce en 1940, pour Quatuor de Percussion et Voix Parlée en 4 mouvements :
To begin
Story
Melody
End.

En fait aucun instrument de percussion « traditionnel » n’est requis pour la réalisation du morceau. Aucun musicien professionnel non plus ! (Vous avez toutes vos chances !)

Il indique sur la partition :
"any household objects or architectural elements may be used as instruments."
Il recommande d’utiliser les objets autour de soi comme des magazines, la table , le plancher, le cadre des fenêtres, des « largish books » …

La partie qui s'appelle "Melody" ... est optionnelle !
Il propose à celui qui veut toutefois la jouer de la faire sur "any suitable instrument." trouvable dans une salle à manger ...

La partie que nous étudions avec l’Atelier de Rythme est le 2° mouvement.
Elle est entièrement bâtie sur la décomposition d’une seule phrase de Gertrude Stein extraite de son texte « The WORLD IS ROUND » :

"Once upon a time the world was round and you could go on it around and around."



La voici jouée en multi-recording par le percussioniste Arnold Marinissen (cliquez)


Et voici John Cage lui même en action sur cette incroyable vidéo (cliquez)

Nous sommes en 1960,il est professeur de "Composition Expérimentale" à New York.
Et il est invité à jouer son oeuvre "Water Walk" ...à un show télévisé !

On l'imagine aujourd"hui chez Patrick Sébastien ...

Un petit bonus grappillé:
La partition complète de la célébrissime pièce en trois mouvements : " 4'33 "

A peine plus que le temps passer à lire ce message ... Alors, elle est comment votre partition au final ?