Je vois qu'il y a bien des hésitations ....
Allez vous détendre ici entre deux réflexions ...
Vous allez très vite trouver le mode d'emploi ...
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samedi 12 avril 2008
vendredi 11 avril 2008
SPÉCIAL STAGE AGUAS DO MAR
Voici un espace spécial pour les stagiaires AGUAS DO MAR.
Vous trouverez sur cette page (je l'espère ! ) de quoi choisir une chanson dans la thématique proposée "L'influence de la Mer dans les Chansons Brésiliennes".
Je vous propose une liste de chansons, des liens disponibles sur le net pour écouter quelques versions, regarder quelques vidéos, des textes et vous faire une idée ...
Ensuite vous vous lancez, vous faites votre choix en l'annonçant ... dans l'espace "commentaire" du message par exemple, dans l'idée de trouver un "Partenaire" qui aura fait le même choix que vous, puisque le travail, au moment du stage, se fera par deux se partageant l'interprétation d'une même chanson ...
Quand votre choix sera fait, je vous ferai parvenir du matériel plus précis.
J'espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir ces chansons que j'en ai eu à les dénicher.
Merci aux amis virtuels du forum de la bossa nova pour leurs conseils précieux.
Les chansons de Tutti seront découvertes sur place ...
Avant de vous lancer, vous pouvez vous mettre en voix (et en jambes !) avec cette chanson de Capoeira, sur ce super site (l'histoire de la chanson, les paroles, la traduction, et le player pour écouter!... imaginez vous avec Jean Luc et son Berimbau dans quelques jours sur la plage de Cherbourg !
Je vous propose une liste de chansons, des liens disponibles sur le net pour écouter quelques versions, regarder quelques vidéos, des textes et vous faire une idée ...
Ensuite vous vous lancez, vous faites votre choix en l'annonçant ... dans l'espace "commentaire" du message par exemple, dans l'idée de trouver un "Partenaire" qui aura fait le même choix que vous, puisque le travail, au moment du stage, se fera par deux se partageant l'interprétation d'une même chanson ...
Quand votre choix sera fait, je vous ferai parvenir du matériel plus précis.
J'espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir ces chansons que j'en ai eu à les dénicher.
Merci aux amis virtuels du forum de la bossa nova pour leurs conseils précieux.
Les chansons de Tutti seront découvertes sur place ...
Avant de vous lancer, vous pouvez vous mettre en voix (et en jambes !) avec cette chanson de Capoeira, sur ce super site (l'histoire de la chanson, les paroles, la traduction, et le player pour écouter!... imaginez vous avec Jean Luc et son Berimbau dans quelques jours sur la plage de Cherbourg !
BRISA DO MAR (João Donato/Abel Silva)
Ici les paroles
Et là un lien YouTube
TARDE EM ITAPOA (Toquinho/Vinicius de Moraes)
Ici les paroles ...et la traduction
Et là différentes versions
1° version
2° version par Maria Bethania
3° version sur un joli site
LITORAL (Toco) Album "Outro Lugar"
(Je n'ai pas trouvé les paroles sur le net, mais je les ai sur le disque que je possède)
VENTO NO LITORAL (Renato Russo et Dado Villa Lobos)
Voici une version (heu pas très juste...) sur Youtube
Je pourrai vous envoyer une excellente version de Leila Pinheiro
Ici la grille et les paroles
E DOCE MORRER NO MAR (Dorival Caymmi)
Ici la grille et les paroles
Ici, 7 versions proposés (dont celle de la belle Monica Salmaso)
EU NAO SEI QUASE NADA DO MAR (Ana Carolina)
Ici une version "live" de Maria Bethania
Ici une version studio
Ici une version par Ana Carolina
Ici les paroles
MORENA DO MAR (DorivalCaymmi)
Ici la superbe version de Nara Leão
Et là, un vaste choix sur Radio UOL
Une très vidéo de Maria Bethânia
Et les paroles
CAMINHOS DO MAR (Dorival Caymmi)
7 versions sur Radio UOL !
Et les paroles ici
AS PRAIAS DESERTAS (Tom Jobim)
5 versions ici
Et les paroles
(BEIRA DO MAR) LUGAR COMUM (João Donato/Gilberto Gil)
11 versions Radio UOL !!! (écoutez le duo avec Joyce!)
Et ici, une belle photo, des paroles ..et même un MP3 à télécharger ...
MILAGRE (Dorival Caymmi)
Un duo sur Radio UOL
Des paroles et une grille
CORRIDA DE JANGADA (Edu Lobo/Capinan)
Des paroles et la traduction sur ce joli site français et même un petit extrait
Et 4 versions sur la Radio
ARRASTAO (Edu Lobo/Vinicius de Moraes)
Plus de 10 versions proposées ...
Et les paroles
NO BALANÇO DO MAR (Lénine)
Ici Daniela Mercury et Lenine
Ici les paroles
ESTRADA BRANCA (Tom Jobim/Vinicius de Moraes)
Ici sur la Radio par Elizeth Cardoso
Et là les paroles
TERESA DA PRAIA (Tom Jobim/Billy Blanco)
Ici en écoute
Et là les paroles
O BEM DO MAR(Dorival Caymmi)
Sur la Radio, 3 versions
Et les paroles
FLORES PRA IEMANJA (MARCIO FARACO)
Ici une interprétation sur YouTube
Ici un lien vers son site avec l'écoute et les paroles
Ici les paroles
Et là un lien YouTube
TARDE EM ITAPOA (Toquinho/Vinicius de Moraes)
Ici les paroles ...et la traduction
Et là différentes versions
1° version
2° version par Maria Bethania
3° version sur un joli site
LITORAL (Toco) Album "Outro Lugar"
(Je n'ai pas trouvé les paroles sur le net, mais je les ai sur le disque que je possède)
VENTO NO LITORAL (Renato Russo et Dado Villa Lobos)
Voici une version (heu pas très juste...) sur Youtube
Je pourrai vous envoyer une excellente version de Leila Pinheiro
Ici la grille et les paroles
E DOCE MORRER NO MAR (Dorival Caymmi)
Ici la grille et les paroles
Ici, 7 versions proposés (dont celle de la belle Monica Salmaso)
ATTENTION
Ce site Radio UOL est excellent mais parfois un peu lent pour charger la chanson, patientez un peu, et vous aurez le morceau en entier ...
Pour pouvoir écouter il faut également avoir installé Windows Média Player que vous pouvez, si vous ne l'avez pas sur votre oridinateur, télécharger gratuitement ici
Ce site Radio UOL est excellent mais parfois un peu lent pour charger la chanson, patientez un peu, et vous aurez le morceau en entier ...
Pour pouvoir écouter il faut également avoir installé Windows Média Player que vous pouvez, si vous ne l'avez pas sur votre oridinateur, télécharger gratuitement ici
EU NAO SEI QUASE NADA DO MAR (Ana Carolina)
Ici une version "live" de Maria Bethania
Ici une version studio
Ici une version par Ana Carolina
Ici les paroles
MORENA DO MAR (DorivalCaymmi)
Ici la superbe version de Nara Leão
Et là, un vaste choix sur Radio UOL
Une très vidéo de Maria Bethânia
Et les paroles
CAMINHOS DO MAR (Dorival Caymmi)
7 versions sur Radio UOL !
Et les paroles ici
AS PRAIAS DESERTAS (Tom Jobim)
5 versions ici
Et les paroles
(BEIRA DO MAR) LUGAR COMUM (João Donato/Gilberto Gil)
11 versions Radio UOL !!! (écoutez le duo avec Joyce!)
Et ici, une belle photo, des paroles ..et même un MP3 à télécharger ...
MILAGRE (Dorival Caymmi)
Un duo sur Radio UOL
Des paroles et une grille
CORRIDA DE JANGADA (Edu Lobo/Capinan)
Des paroles et la traduction sur ce joli site français et même un petit extrait
Et 4 versions sur la Radio
ARRASTAO (Edu Lobo/Vinicius de Moraes)
Plus de 10 versions proposées ...
Et les paroles
NO BALANÇO DO MAR (Lénine)
Ici Daniela Mercury et Lenine
Ici les paroles
ESTRADA BRANCA (Tom Jobim/Vinicius de Moraes)
Ici sur la Radio par Elizeth Cardoso
Et là les paroles
TERESA DA PRAIA (Tom Jobim/Billy Blanco)
Ici en écoute
Et là les paroles
O BEM DO MAR(Dorival Caymmi)
Sur la Radio, 3 versions
Et les paroles
FLORES PRA IEMANJA (MARCIO FARACO)
Ici une interprétation sur YouTube
Ici un lien vers son site avec l'écoute et les paroles
lundi 18 février 2008
Brésil Afrique
L' Atelier de musique brésilienne travaille actuellement autour des musiques vocales directement issues de la présence africaine au Brésil.
Je vous livre intégral ce texte proposé par le site d' une radio de Montpellier: "Divergence FM" .
L’héritage africain dans la musique brésilienne
Aujourd’hui on parle d’une culture afro-brésilienne et les racines africaines sont présentes partout au Brésil, dans la musique bien sûr, mais aussi dans la danse, dans l’artisanat, dans le théâtre et le folklore, dans la manière de s’habiller, dans les fêtes populaires et dans le syncrétisme religieux qui caractérise tant le Brésil. Les brésiliens sont très fiers de leur origine africaine. Sans aucun doute la richesse culturelle et la singularité artistique du Brésil, surtout musicale, existent grâce à notre héritage africain et à la manière dont il a été intégré et adapté. Le Candomblé, religion afro-brésilienne, a exercé une très forte influence sur la musique brésilienne, non seulement au niveau rythmique mais aussi par les textes et des expressions qui font souvent référence au Candomblé. Le Candomblé est un culte apporté par les esclaves. Il a survécu au Brésil, surtout à Bahia grâce à l’astuce du syncrétisme, qui consistait à faire correspondre les divinités du Candomblé, les Orixas, aux Saints catholiques. Le Candomblé s’est diversifié dans le territoire brésilien grâce aux différentes origines africaines des esclaves. Les Bantos (Angola, Congo, Gabon, Zaïre et Mozambique) les Nagôs et Yorubas (Nigeria, Bénin). Le Candomblé existe dans d’autres régions du Brésil avec d’autres noms, comme il existe aussi aux Antilles où il est connu comme Vaudou. A Rio, le mélange du Candomblé avec le Spiritisme français a donné naissance à un culte particulier qui est la Umbanda. Les rituels du Candomblé sont accompagnés par la musique, comme toute cérémonie en Afrique. On utilise surtout des tambours et des percussions comme le Agôgô, et cette musique, les batuques, accompagnent les chants qui sont jusqu’à aujourd’hui entonnés dans la langue d’origine. Un autre grand héritage africain est bien sûr la capoeira, forme de lutte, de danse, d’art martial, de philosophie de vie, qui a énormément contribué à la variété rythmique de la musique brésilienne avec notamment l’apport du berimbau, instrument qui reste très rustique mais qui a une rythmique très forte et très contagieuse. L’influence africaine est très forte dans la cuisine brésilienne. Le lait de coco, l’huile de palme, le piment malagueta, le haricot noir, et les plats comme le vatapá, le caruru, le mungunzá, le acarajé. De l’Afrique vient aussi la manière de cuisiner très relevée, l’utilisation de la cuillère en bois et des ustensiles en terre. En mélangeant des ingrédients de la cuisine africaine avec la cuisine portugaise et celle des indigènes, on a créé la cuisine brésilienne. On trouve souvent des références à la cuisine afro-brésilienne dans la musique brésilienne, notamment dans les chansons de Dorival Caymmi. Mais l’héritage africain le plus fort au Brésil est bien sûr présent dans la musique et dans la danse. On y trouve un nombre important de danses apportées par les esclaves : Le batuque, qui désigne aussi une danse, mais aussi le carimbó, le bambelô, la samba de roda, le jongo, le caxambu, la umbigada (danse du nombril). Ces danses sont souvent encore pratiquées au Brésil. Une quantité importante d’instruments sont aussi d’origine africaine. En plus du berimbau et du agôgô, le atabaque, le marimba, le timbau, le caxixi, le ganza. Au niveau de la musique c’est dans la samba, où l’apport a été le plus important. Dans les chansons qui évoquent les racines africaines, les termes utilisés montrent que, en plus des coutumes et des croyances, les peuples africains ont bien sûr ramené au Brésil leurs langues et que ces langues comme le Yoruba par exemple, sont encore utilisées, plus de 100 ans après la fin de l’esclavage, surtout dans les rituels du Candomblé. Mais aussi, dans le lexique de la langue portugaise brésilienne, plusieurs termes africains et expressions existent : cachaça, moleque, caçula, cachimbo, fuzué, axé, abadá, saravá. Même dispersés dans le territoire brésilien, en fonction des cycles économiques qu’on a connu au Brésil et qui ont exploité la main d’œuvre esclave (la canne à sucre, le coton, l’or, le café), les africains ont réussi à préserver une partie de leur culture et à la transmettre. Cette culture a permis de conserver une partie de leur identité et de résister à l’esclavage. Les exemples de résistance sont nombreux à travers les quilombos et les quilombolas dont le plus connu est le quilombo de palmares, dirigé par Zumbi, qui est devenu aujourd’hui un vrai mythe. Un quilombo était une cité, une institution politique, défendue par des guerriers, qui abritaient les esclaves fugitifs. Le métissage de la société brésilienne et le mélange culturel ont toujours été dans le centre d’intérêt de plusieurs artistes. Un bon exemple de ce mélange culturel se trouve dans le répertoire de l’interprète Clara Nunes. Elle a enregistré toutes sortes de genres musicaux comme la congada, la ciranda et la samba aussi. Malgré sa courte carrière, Clara Nunes a beaucoup contribué à mettre en valeur l’univers afro-brésilien. Clara était très attachée à cette culture et a été un des premiers artistes brésiliens à partir en Afrique (en 71) en quête des racines africaines ; avant les mouvements afro-bahianais, avant que Gilberto Gil, Martinho da Vila et d’autres entâment le même parcours. Mais la musique brésilienne a plusieurs autres exemples d’artistes très proches des racines africaines, comme Clementina de Jesus, Dona Yvone Lara, João da Baiana, les groupes afro bahianais et Virginia Rodrigues. Bien sûr, on ne peut pas parler des racines africaines au Brésil sans parler de Bahia ; c’est là, sans aucun doute qu’elles sont les plus fortes et qu’elles ont été mieux préservées. Pour quelle raison ? Le nombre de descendants d’esclaves a été plus grand et l’héritage africain plus important ; grâce aussi au Candomblé qui est resté très proche de l’Afrique et grâce au syncrétisme religieux également. Mais il existe une explication plus anecdotique. En fait, quand le continent sud américain s’est séparé du continent africain et que l’océan Atlantique s’est formé, cette séparation a failli se faire au niveau des terres à l’intérieur de Bahia (rift du Recôncavo). On peut donc dire que Bahia aurait pu être en Afrique aujourd’hui. Les liens sont donc effectivement très profonds. C’est à Bahia que se sont organisés les principaux mouvements afro-brésiliens ( Ilê Ayê, Araketu, Filhos de Gandhi), les premiers groupes de musique afro-brésilienne ( Olodum, Ilê Ayê), les premiers afoxés (groupes carnavalesques) qui ont, par leur persistance, réussi à imposer leur présence au carnaval de Bahia. Carnaval dont ils sont aujourd’hui le vrai symbole. Le métissage est à la base de la société brésilienne. Notre démocratie raciale laisse encore beaucoup à désirer mais elle est unique dans le sens où elle a réussi à préserver la diversité culturelle, et la musique brésilienne est le meilleur exemple de cette diversité.
Ici un chant de Candomblé pour la déesse Yemanja
Ici un chant de Candomblé pour la déesse Yemanja
Je vous propose quelques traces sonores des morceaux travaillés à l'atelier :
Ici l'ensemble de Eduardo Lopes chantant Exu et Oxala
C'est à partir de cet arrangement que nous travaillerons
Ici, deux extraitx plus "bruts" des mêmes morceaux :
Une vidéo sur Exu, extraite du film "Dança das Cabaças"
Et ici Le Canto de Oxala, interprété par Rita Ribeiro (filmée depuis le public au festival de "tecnomacumba" (Gloups !!!)
Ici un montage vidéo consacré à Oxum sur l'envoutante voix de Maria Bethania
Baden Powell ici dans le "Lamento de Exu" un extrait de son disque co écrit avec Vinicius de Moraes en 1966: Afro - Sambas
Et ici vous pouvez écouter (j'espère ...chez moi ça marche pas terrible!)
des extraits du super album éponyme de Monica Salmoso et Paulo Bellinatti.

Cliquez ici
vendredi 8 février 2008
A vida e arte de encontro ...(Vinicius de Moraes)
Les inscriptions sont ouvertes ! DÉSOLÉE LE STAGE EST COMPLET AU 10 FÉVRIER
Cliquez sur les photos pour les agrandir ...


Pour se mettre en appétit, une petite leçon ... de brésilien, de vie , de poésie ... avec l'immense poète Vinicius de Moraes, à qui j'ai emprunté le titre de ce message :
...LA VIE, C'EST L'ART DES RENCONTRES ...
Reste surtout cette capacité de tendresse, cette intimité parfaite avec le silence...
Reste cette main forte d'homme, pleine de docilité envers tout ce qu'existe...
Reste cette immobilité, cette économie de gestes, cette inertie chaque fois plus grande devant l'infinie...
Reste cet irréductible refus de la poésie non vécue, cette communion avec les sons, cette angoisse de la simultanéité,
du temps...
Reste cette envie de pleurer devant la beauté, cette colère face à l'injustice et au mal compris, cette immense pitié de
soi même et de sa force inutile...
Reste cette faculté incoercible de rêver, de transfigurer la réalité, cette incapacité de l'accepter tel qu'elle est...
Reste cet héroïsme statique, cette petite lumière indéchiffrable à laquelle les poètes nomment espoir...
O Haver (L "Avoir")
Vinicius de Moraes
avec la voix et la guitare de Edu Lobo qui fredonne "Canto Triste"
Resta, acima de tudo, essa capacidade de ternura
Essa intimidade perfeita com o silêncio
Reste surtout cette capacité de tendresse, cette intimité parfaite avec le silence...
Resta essa voz íntima pedindo perdão por tudo
– Perdoai!eles não têm culpa de ter nascido...
Resta esse antigo respeito pela noite, esse falar baixo
Essa mão que tateia antes de ter, esse medo
De ferir tocando, essa forte mão de homem
Cheia de mansidão para com tudo que existe.
Resta essa imobilidade, essa economia de gestos
Essa inércia cada vez maior diante do Infinito
Essa gagueira infantil de quem quer exprimir o inexprimível
Essa irredutível recusa à poesia não vivida.
Resta essa comunhão com os sons, esse sentimento
Da matéria em repouso, essa angústia da simultaneidade
Do tempo, essa lenta decomposição poética
Em busca de uma só vida, uma só morte, um só Vinicius.
Resta esse coração queimando como um círio
Numa catedral em ruínas, essa tristeza
Diante do cotidiano; ou essa súbita alegria
Ao ouvir passos na noite que se perdem sem história...
Resta essa vontade de chorar diante da beleza
Essa cólera em face da injustiça e do mal-entendido
Essa imensa piedade de si mesmo, essa imensa
Piedade de si mesmo e de sua força inútil.
Resta esse sentimento de infância subitamente desentranhado
De pequenos absurdos, essa capacidade
De rir à toa, esse ridículo desejo de ser útil
E essa coragem para comprometer-se sem necessidade.
Resta essa distração, essa disponibilidade, essa vagueza
De quem sabe que tudo já foi como será no vir-a-ser
E ao mesmo tempo essa vontade de servir, essa
Contemporaneidade com o amanhã dos que não tiveram ontem nem hoje.
Resta essa faculdade incoercível de sonhar
De transfigurar a realidade, dentro dessa incapacidade
De aceitá-la tal como é, e essa visão
Ampla dos acontecimentos, e essa impressionante
E desnecessária presciência, e essa memória anterior
De mundos inexistentes, e esse heroísmo
Estático, e essa pequenina luz indecifrável
A que às vezes os poetas dão o nome de esperança.
Resta esse desejo de sentir-se igual a todos
De refletir-se em olhares sem curiosidade e sem memória
Resta essa pobreza intrínseca, essa vaidade
De não querer ser príncipe senão do seu reino.
Resta esse diálogo cotidiano com a morte, essa curiosidade
Pelo momento a vir, quando, apressada
Ela virá me entreabrir a porta como uma velha amante
Mas recuará em véus ao ver-me junto à bem-amada...
Resta esse constante esforço para caminhar dentro do labirinto
Esse eterno levantar-se depois de cada queda
Essa busca de equilíbrio no fio da navalha
Essa terrível coragem diante do grande medo, e esse medo
Infantil de ter pequenas coragens.
Vinicius de Moraes
avec la voix et la guitare de Edu Lobo qui fredonne "Canto Triste"
Resta, acima de tudo, essa capacidade de ternura
Essa intimidade perfeita com o silêncio
Reste surtout cette capacité de tendresse, cette intimité parfaite avec le silence...
Resta essa voz íntima pedindo perdão por tudo
– Perdoai!eles não têm culpa de ter nascido...
Resta esse antigo respeito pela noite, esse falar baixo
Essa mão que tateia antes de ter, esse medo
De ferir tocando, essa forte mão de homem
Cheia de mansidão para com tudo que existe.
Resta essa imobilidade, essa economia de gestos
Essa inércia cada vez maior diante do Infinito
Essa gagueira infantil de quem quer exprimir o inexprimível
Essa irredutível recusa à poesia não vivida.
Resta essa comunhão com os sons, esse sentimento
Da matéria em repouso, essa angústia da simultaneidade
Do tempo, essa lenta decomposição poética
Em busca de uma só vida, uma só morte, um só Vinicius.
Resta esse coração queimando como um círio
Numa catedral em ruínas, essa tristeza
Diante do cotidiano; ou essa súbita alegria
Ao ouvir passos na noite que se perdem sem história...
Resta essa vontade de chorar diante da beleza
Essa cólera em face da injustiça e do mal-entendido
Essa imensa piedade de si mesmo, essa imensa
Piedade de si mesmo e de sua força inútil.
Resta esse sentimento de infância subitamente desentranhado
De pequenos absurdos, essa capacidade
De rir à toa, esse ridículo desejo de ser útil
E essa coragem para comprometer-se sem necessidade.
Resta essa distração, essa disponibilidade, essa vagueza
De quem sabe que tudo já foi como será no vir-a-ser
E ao mesmo tempo essa vontade de servir, essa
Contemporaneidade com o amanhã dos que não tiveram ontem nem hoje.
Resta essa faculdade incoercível de sonhar
De transfigurar a realidade, dentro dessa incapacidade
De aceitá-la tal como é, e essa visão
Ampla dos acontecimentos, e essa impressionante
E desnecessária presciência, e essa memória anterior
De mundos inexistentes, e esse heroísmo
Estático, e essa pequenina luz indecifrável
A que às vezes os poetas dão o nome de esperança.
Resta esse desejo de sentir-se igual a todos
De refletir-se em olhares sem curiosidade e sem memória
Resta essa pobreza intrínseca, essa vaidade
De não querer ser príncipe senão do seu reino.
Resta esse diálogo cotidiano com a morte, essa curiosidade
Pelo momento a vir, quando, apressada
Ela virá me entreabrir a porta como uma velha amante
Mas recuará em véus ao ver-me junto à bem-amada...
Resta esse constante esforço para caminhar dentro do labirinto
Esse eterno levantar-se depois de cada queda
Essa busca de equilíbrio no fio da navalha
Essa terrível coragem diante do grande medo, e esse medo
Infantil de ter pequenas coragens.
mercredi 30 janvier 2008
... ET SALADE D'ÉTÉ ?
Après la soupe d'hiver ... Une petite Salade de Fruit d'Été ??
Après l'Homme - Légumes, comment ne pas rendre hommage à la Femme - Fruits!
The "Lady in the tutti frutti hat" ... La "Pequena notavel"- la "petite remarquable"- de 1,53m ... la petite Carmen née au Portugal,
la Brazilian Bomb shell d'Hollywood,
la Rosita ,la Chiquita, la Dorita, la Chita, de la 20th Century Fox ... celle qui, dans les films qu'on lui fait tourner, représente toute l'Amérique du Sud à elle seule,
l'Amérique des années trente, de Roosevelt et de la "Good Neighbour Policy" , une Amérique du Sud qui s'offre à celle du Nord, enfin que le Nord veut s'offrir sur un plateau, comme cette petite femme fruit s'offre dans ses films,
Rosita du Brésil, Chita d'Argentine, Chiquita du Mexique,
Dorita de Cuba, jamais la même, toujours la même.
Une jupe qui laisse voir les jambes et les pieds nus dans d'improbables chaussures, un chemisier volumineux, de la couleur, des motifs de fleurs, de végétaux, un panier garni sur la tête, ventre exposé sous les volants, des volants, des volants, du brillant du cliquant, léger, frivole, c'est Elle, c'est La Femme Latino ...
En 1939, le Bahianais Dorival Caymmi compose " O que é que a baiana tem ? Quelles sont donc les qualités de cette femme de Bahia ?

La femme qui s'offre et qu'on peut s'offrir.
Qu'y a-t-il dans son panier ?
Qu'y a-t-il " No tabuleiro da baiana" ? (Sur le plateau de la Bahianaise…) nous dit la chanson d'Ary Barroso, enregistrée en 1936 : plein de gourmandises aussi délicieuses à manger qu'elle même est à croquer !
.
Son panier à Carmen, il est sur sa tête. Rempli de fruits exotiques, d'oranges et de bananes mûres à point,
Prête à ravitailler tout un continent, la voici qui débarque de son paquebot de sa croisière mille fois recommencée,
qui débarque comme on débarque les cargaisons de fruits et de café sur le port des villes du Nord; des vastes plantations du Sud, jusqu'aux cuisines du Nord, l'exotique qu'on domestique,
"Mangez-moi" chante-t-elle en dansant sa samba bahianaise, ou mexicaine, ou cubaine ... peu importe ... Exotique !!!
Avec Carmen, Hollywood et toute l'Amérique invente le Tropical !
The "Lady in the tutti frutti hat" ... La "Pequena notavel"- la "petite remarquable"- de 1,53m ... la petite Carmen née au Portugal,

la Brazilian Bomb shell d'Hollywood,
l'Amérique des années trente, de Roosevelt et de la "Good Neighbour Policy" , une Amérique du Sud qui s'offre à celle du Nord, enfin que le Nord veut s'offrir sur un plateau, comme cette petite femme fruit s'offre dans ses films,
Rosita du Brésil, Chita d'Argentine, Chiquita du Mexique,
Dorita de Cuba, jamais la même, toujours la même.Une jupe qui laisse voir les jambes et les pieds nus dans d'improbables chaussures, un chemisier volumineux, de la couleur, des motifs de fleurs, de végétaux, un panier garni sur la tête, ventre exposé sous les volants, des volants, des volants, du brillant du cliquant, léger, frivole, c'est Elle, c'est La Femme Latino ...
En 1939, le Bahianais Dorival Caymmi compose " O que é que a baiana tem ? Quelles sont donc les qualités de cette femme de Bahia ?
O que é que a baiana tem?
Só vai no Bonfim quem tem...
O que é que a baiana tem?
Les paroles répondent :
Um rosário de ouro, uma bolota assim
Ai, quem não tem balangandãs
não vai no Bonfim
Ôi, quem não tem balangandãs
Não vai no Bonfim
Ôi, não vai no Bonfim
" Elle a des boucles d'oreille et des bracelets en or, une tunique en dentelles, un jupon bien froncé, des sandales décorées et une grâce infinie…
Só vai no Bonfim quem tem...
O que é que a baiana tem?
Les paroles répondent :
Um rosário de ouro, uma bolota assim
Ai, quem não tem balangandãs
não vai no Bonfim
Ôi, quem não tem balangandãs
Não vai no Bonfim
Ôi, não vai no Bonfim
" Elle a des boucles d'oreille et des bracelets en or, une tunique en dentelles, un jupon bien froncé, des sandales décorées et une grâce infinie…
La femme qui s'offre et qu'on peut s'offrir.
Qu'y a-t-il dans son panier ?
Qu'y a-t-il " No tabuleiro da baiana" ? (Sur le plateau de la Bahianaise…) nous dit la chanson d'Ary Barroso, enregistrée en 1936 : plein de gourmandises aussi délicieuses à manger qu'elle même est à croquer !
No tabuleiro da baiana tem
Vatapá, oi
Caruru
Mungunzá
Tem umbu
Pra ioiô
Se eu pedir você me dá
O seu coração
Seu amor de iaiá
No coração da baiana tem
Sedução
Canjerê
Ilusão
Candomblé
Pra você
Juro por Deus
Pelo senhor do Bonfim
Quero você, baianinha, inteirinha pra mim
E depois o que será de nós dois
Seu amor é tão fulgáz, enganador
Tudo já fiz
Fui até num canjerê
Pra ser feliz
Meus trapinhos juntar com você
E depois vai ser mais uma ilusão
No amor quem governa é o coração
.
Son panier à Carmen, il est sur sa tête. Rempli de fruits exotiques, d'oranges et de bananes mûres à point,

Prête à ravitailler tout un continent, la voici qui débarque de son paquebot de sa croisière mille fois recommencée,
qui débarque comme on débarque les cargaisons de fruits et de café sur le port des villes du Nord; des vastes plantations du Sud, jusqu'aux cuisines du Nord, l'exotique qu'on domestique,"Mangez-moi" chante-t-elle en dansant sa samba bahianaise, ou mexicaine, ou cubaine ... peu importe ... Exotique !!!

Avec Carmen, Hollywood et toute l'Amérique invente le Tropical !

Des histoires d'amphétamines et de barbituriques en tout genre, de mariage catastrophique, d'alcoolisme ? Ou comment rester une femme indépendante et forte quand on s'est laissée façonner en icône par Hollywood business ... Toujours la même histoire ...
Le plus dur pour elle semble avoir été la controverse qu'elle a rencontrée à son retour dans son propre pays.
Disseram que Eu Voltei Americanizada
(Vicente Paiva and Luiz Peixoto)
Disseram que eu voltei americanizada
Com o "burro" do dinheiro
Que estou muito rica,
Que não suporto mais o breque do pandeiro
E fico arrepiada ouvindo uma cuíca.
Disseram que com as mãos estou preocupada
E corre por aí -- que eu sei -- um certo zum-zum
Que já não tenho molho, ritmo, nem nada
E dos balangandans, já não existe mais nenhum.
Mas prá cima de mim, prá que tanto veneno
Eu posso lá voltar americanizada
Eu que nasci com o samba, e vivo no terreiro
Tocando a noite inteira, a velha batucada.
Nas rodas de malandros, minhas preferidas
Eu digo mesmo que te amo, e nunca "I love you"
...
(Vicente Paiva and Luiz Peixoto)
Disseram que eu voltei americanizada
Com o "burro" do dinheiro
Que estou muito rica,
Que não suporto mais o breque do pandeiro
E fico arrepiada ouvindo uma cuíca.
Disseram que com as mãos estou preocupada
E corre por aí -- que eu sei -- um certo zum-zum
Que já não tenho molho, ritmo, nem nada
E dos balangandans, já não existe mais nenhum.
Mas prá cima de mim, prá que tanto veneno
Eu posso lá voltar americanizada
Eu que nasci com o samba, e vivo no terreiro
Tocando a noite inteira, a velha batucada.
Nas rodas de malandros, minhas preferidas
Eu digo mesmo que te amo, e nunca "I love you"
...
Je me lançe dans la traduction:
Ils ont dit que je suis rentrée "américanisée"avec ce sacré argent, que je suis très riche que je ne peux plus supporter le bruit du pandeiro et que je reste ? ... quand j'entends la cuica; ils disent que j'ai les mains très occupées; il y a une rumeur, je sais exactement, qui dit que je n'ai plus "d'épices", plus rien, et que, de tous les emblêmes de Bahia que je portais, il n'en reste plus un.
Pourquoi me balancent-ils tout ce poison? Comment aurais-je pu revenir "américanisée" ? Je suis née avec la samba, et je vis au milieu des écoles de samba, celles qui jouent toute la nuit les rythmes d'autrefois, c'est ça que je préfère; être au milieu des favelas et de ceux qui jouent la samba, j'ai toujours dit 'Je t'aime" en portugais, jamais en anglais ...
Pourquoi me balancent-ils tout ce poison? Comment aurais-je pu revenir "américanisée" ? Je suis née avec la samba, et je vis au milieu des écoles de samba, celles qui jouent toute la nuit les rythmes d'autrefois, c'est ça que je préfère; être au milieu des favelas et de ceux qui jouent la samba, j'ai toujours dit 'Je t'aime" en portugais, jamais en anglais ...
Elle meurt d'une crise cardiaque, en Amérique du Nord, dans sa maison de Beverly Hill.
Elle est enterrée en Amérique du Sud, à Rio de Janeiro, et plus d'un million de personnes suivent le cortège funèbre.
Elle a 46 ans.

Carmen Miranda était à coup sÛr une Chica Chica Boum Chic !
Si vous voulez vous amuser à compter ses chapeaux, allez faire un tour ici !
samedi 19 janvier 2008
58 ? année exotique ...
2008 : Cinquantenaire de la naissance de la BOSSA NOVA


... et le plaisir d'annoncer ici la
2° édition de notre stage de chant brésilien et percussion "AGUAS DO MAR"
à Cherbourg, les 8,9,10,11 Mai
2° édition de notre stage de chant brésilien et percussion "AGUAS DO MAR"
à Cherbourg, les 8,9,10,11 Mai
Pour commencer à goûter, essayez ce joli site français
Pour un plat plus consistant, filez sur ce site très bien fait, avec historique, extraits vidéo, 17 chansons phares en écoute.
Et pour se goinfrer, cette incroyable playlist de YouTube ... Une mine !
Article extrait de l' "Histoire du Brésil contemporain" d' Armelle Enders.Et chez nous en France ?

On ne roule pas en Volkswagen ...

On joue au jeu des ... 100 000 francs !
Bon sang mais c'est bien-sûr Raymond!
On obéit à Charles ...
Enfin, Georges pas trop ...
Pas de trace d'acte de naissance dans la prestigieuse revue "Musicologie"


On chante plutôt "Coquin d'printemps" ...

et aussi ...



Mais on ne va pas tarder à s'y intéresser de près ...
Sacha ... (Meilleur guitariste français de jazz 1958 selon Jazz Hot tout de même)
...n'hésitera pas ...
Même l'autre Charles ...
Certaines même s'y intéresseront de TRÈS près ...Non mais regardez moi cette "Mylène Demongeot" collée à Tom et João ...! (bon soit! c'est pour le film "Copacabana palace" ...)
Et notre Henri ??... depuis le temps qu'il dit et redit que c'est lui, va t on finir par le croire ???
Vaste débat !
Voir par exemple celui sur le très passionnant forum de la bossa nova.
(Hihi ya même un sujet sur Moi !)

Interview de Jaques Morelenbaum pour RFI Musique lors de l'enregistrement de son dernier disque.

Un beau disque à s'offrir pour une naissance ?
Celui ci par exemple, "the man from Ipanema", triple CD, avec les titres essentiels de Jobim, dans différentes orchestrations ... Très bel "objet" en plus ...interview, photos, dessins ...Miam !
Allez un petit dessert ! (Ah j'aimerais bien le trouver ce film !).
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