lundi 18 février 2008

Musique de Salle à Manger...

Leaving Room Music.

John Cage a composé cette pièce en 1940, pour Quatuor de Percussion et Voix Parlée en 4 mouvements :
To begin
Story
Melody
End.

En fait aucun instrument de percussion « traditionnel » n’est requis pour la réalisation du morceau. Aucun musicien professionnel non plus ! (Vous avez toutes vos chances !)

Il indique sur la partition :
"any household objects or architectural elements may be used as instruments."
Il recommande d’utiliser les objets autour de soi comme des magazines, la table , le plancher, le cadre des fenêtres, des « largish books » …

La partie qui s'appelle "Melody" ... est optionnelle !
Il propose à celui qui veut toutefois la jouer de la faire sur "any suitable instrument." trouvable dans une salle à manger ...

La partie que nous étudions avec l’Atelier de Rythme est le 2° mouvement.
Elle est entièrement bâtie sur la décomposition d’une seule phrase de Gertrude Stein extraite de son texte « The WORLD IS ROUND » :

"Once upon a time the world was round and you could go on it around and around."



La voici jouée en multi-recording par le percussioniste Arnold Marinissen (cliquez)


Et voici John Cage lui même en action sur cette incroyable vidéo (cliquez)

Nous sommes en 1960,il est professeur de "Composition Expérimentale" à New York.
Et il est invité à jouer son oeuvre "Water Walk" ...à un show télévisé !

On l'imagine aujourd"hui chez Patrick Sébastien ...

Un petit bonus grappillé:
La partition complète de la célébrissime pièce en trois mouvements : " 4'33 "

A peine plus que le temps passer à lire ce message ... Alors, elle est comment votre partition au final ?

vendredi 15 février 2008

Du bistrot Bobo à la Ferme du Kentucky

Après-midi à Montreuil à la Grosse Mignonne, avec deux merveilleux musiciens, Giovanni Licata, contrebassiste et Julio Laks, pianiste, pour préparer la soirée du 28 février.

... ponctué par un émouvant moment partagé dans ma petite voiture toute neuve à l'écoute de la compilation que Giovanni avait préparé pour l'anniversaire de sa maman, qui, si elle est également la femme du peintre célèbre "Riccardo Licata" ...


... est également une des chanteuses du célébrissime groupe "Los Machucombos"

chanteuse aux talents multiples, interprètant avec autant d'aisance Pepito Mi Corazon, la Bachiana Brasileira de Villa Lobos, et dédicataire d'une superbe pièce du compositeur américain contemporain Griffith Rose, dont l'écoute m'a littéralement envoutée: "l'Infinito".
Ah ! je veux trouver cette partition!

La conversation a également tourné sur la difficulté pour les musiciens de jazz de trouver des lieux de musique aujourd'hui.
Giovanni et Julio qui depuis deux ans s'occupent de la programmation musicale de la Grosse Mignonne, proposant tous les jeudis des concerts extrèmement variés, et ayant réussi à fidéliser un public jazz ... en étaient à se demander si ce concert n'allait pas être le dernier , faute de soutien aujourd'hui de la direction de l'établissement ...

...
Alors une proposition, histoire d'en rire (...pour ne pas en pleurer! )

Les musiciens de jazz sont en mal de contrat ?
Les boites de jazz ferment les unes après les autres ?
... Et bien partons à la recherche de nouveaux publics !
... et proposons nos services pour la lutte contre la grippe aviaire, la vache folle, le prion et autres H5NI ...





(courage... cette vidéo, assez longue, est du coup assez longue à charger ! )



En ce moment, à la Galerie Lina Davidov et jusqu'au 21 Février
210, bd Saint-Germain
75007 Paris
Téléphone 01.45.20.21.28
Télécopie 01 42 22 36 70
Courriel lina.davidov@wanadoo.fr

... se tient une Exposition autour des oeuvres de Riccardo Licata
Je ne résiste pas au plaisir de cette citation de l'artiste extraite du texte "Musiques"

"Dans ma peinture les signes et l’espace-temps ont germé en 1949-50.
Dans une quête de liberté et vérité, j’utilise une écriture à moi, un langage complexe réinventé, composé de singes, couleurs, espaces, rythmes, lumière, mouvement, accords et dissonances, créé pour communiquer, soit de façon directe et immédiate à partir de la vision du sentiment, de la sensation, de l’émotion, de l’écoute (en particulier la musique), soit de façon plus lente et réfléchie quand d’autres éléments motivent ma création artistique : tels la pensée, la méditation, le rêve, le souvenir et la lecture.

En conclusion, je cherche à créer une représentation plastique de la pensée non codifiée et non systématique, mais poétique, inventive, personnelle et d’imagination"

mercredi 13 février 2008

Wolfgang Amadeus Bond ...

Un peu d'humour pour me préparer à ma "grande rentrée" au conservatoire ...



Ludwig van Bogey
OU Hello, le soleil brille brille brille ...au clair de lune !





Salomé (Richard Strauss) à la serpillère ...


Britney Bach ...


Et un peu de solfège avec Anton ...

dimanche 10 février 2008

Un petite coupe Figaro ?

Un petit cadeau à tous mes zélèves-zamis qui font chanter les zenfants avec tant de zenthousiasme : cette petite perle ... de Serge Reggiani, chantée par des petits canadiens!

Le "karaoké" est super !

A vos vocalises !


Le barbier de Belleville





Quelques grains de café grappillés ...

free music


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vendredi 8 février 2008

A vida e arte de encontro ...(Vinicius de Moraes)

Et voici la deuxième édition du Stage d' Aguas do Mar

( Merci Flo pour le beau document ! )

Les inscriptions sont ouvertes ! DÉSOLÉE LE STAGE EST COMPLET AU 10 FÉVRIER

Cliquez sur les photos pour les agrandir ...








Pour se mettre en appétit, une petite leçon ... de brésilien, de vie , de poésie ... avec l'immense poète Vinicius de Moraes, à qui j'ai emprunté le titre de ce message :

...LA VIE, C'EST L'ART DES RENCONTRES ...


Reste surtout cette capacité de tendresse, cette intimité parfaite avec le silence...

Reste cette main forte d'homme, pleine de docilité envers tout ce qu'existe...

Reste cette immobilité, cette économie de gestes, cette inertie chaque fois plus grande devant l'infinie...

Reste cet irréductible refus de la poésie non vécue, cette communion avec les sons, cette angoisse de la simultanéité,
du temps...

Reste cette envie de pleurer devant la beauté, cette colère face à l'injustice et au mal compris, cette immense pitié de
soi même et de sa force inutile...

Reste cette faculté incoercible de rêver, de transfigurer la réalité, cette incapacité de l'accepter tel qu'elle est...

Reste cet héroïsme statique, cette petite lumière indéchiffrable à laquelle les poètes nomment espoir...




O Haver (L "Avoir")
Vinicius de Moraes
avec la voix et la guitare de Edu Lobo qui fredonne "Canto Triste"

Resta, acima de tudo, essa capacidade de ternura
Essa intimidade perfeita com o silêncio
Reste surtout cette capacité de tendresse, cette intimité parfaite avec le silence...
Resta essa voz íntima pedindo perdão por tudo
– Perdoai!eles não têm culpa de ter nascido...

Resta esse antigo respeito pela noite, esse falar baixo
Essa mão que tateia antes de ter, esse medo
De ferir tocando, essa forte mão de homem
Cheia de mansidão para com tudo que existe.

Resta essa imobilidade, essa economia de gestos
Essa inércia cada vez maior diante do Infinito
Essa gagueira infantil de quem quer exprimir o inexprimível
Essa irredutível recusa à poesia não vivida.

Resta essa comunhão com os sons, esse sentimento
Da matéria em repouso, essa angústia da simultaneidade
Do tempo, essa lenta decomposição poética
Em busca de uma só vida, uma só morte, um só Vinicius.

Resta esse coração queimando como um círio
Numa catedral em ruínas, essa tristeza
Diante do cotidiano; ou essa súbita alegria
Ao ouvir passos na noite que se perdem sem história...

Resta essa vontade de chorar diante da beleza
Essa cólera em face da injustiça e do mal-entendido
Essa imensa piedade de si mesmo, essa imensa
Piedade de si mesmo e de sua força inútil.

Resta esse sentimento de infância subitamente desentranhado
De pequenos absurdos, essa capacidade
De rir à toa, esse ridículo desejo de ser útil
E essa coragem para comprometer-se sem necessidade.

Resta essa distração, essa disponibilidade, essa vagueza
De quem sabe que tudo já foi como será no vir-a-ser
E ao mesmo tempo essa vontade de servir, essa
Contemporaneidade com o amanhã dos que não tiveram ontem nem hoje.

Resta essa faculdade incoercível de sonhar
De transfigurar a realidade, dentro dessa incapacidade
De aceitá-la tal como é, e essa visão
Ampla dos acontecimentos, e essa impressionante

E desnecessária presciência, e essa memória anterior
De mundos inexistentes, e esse heroísmo
Estático, e essa pequenina luz indecifrável
A que às vezes os poetas dão o nome de esperança.

Resta esse desejo de sentir-se igual a todos
De refletir-se em olhares sem curiosidade e sem memória
Resta essa pobreza intrínseca, essa vaidade
De não querer ser príncipe senão do seu reino.

Resta esse diálogo cotidiano com a morte, essa curiosidade
Pelo momento a vir, quando, apressada
Ela virá me entreabrir a porta como uma velha amante
Mas recuará em véus ao ver-me junto à bem-amada...

Resta esse constante esforço para caminhar dentro do labirinto
Esse eterno levantar-se depois de cada queda
Essa busca de equilíbrio no fio da navalha
Essa terrível coragem diante do grande medo, e esse medo
Infantil de ter pequenas coragens.

mardi 5 février 2008

...et l'addition ?

Un petit ajout à mon dernier message caféiné ...
Les participants au prochain dimanche enchantant sur cette thématique ( ...et tous les autres mystérieux lecteurs de ce blog !) pourraient-ils commencer à rechercher des petits bouts de textes en tout genre sur "Le café" (la boisson ...le lieu ...) et me les faire parvenir pour une prochaine mise en forme ???

"One more cup of coffee" ... avec Dylan pour ce mardi tout gris ?