mardi 2 octobre 2007

Atelier Brésil 2

On a continué samedi notre petit tour de "Valse" avec la célèbre chanson de Chico Buarque "Teresinha" (petite Thérèse).
Là, il s'agit plutôt d'une "ciranda"- une ronde- peut être même inspirée par cette chanson pour enfants appelée "Teresinha de Jesus".
Et - merveille du Ouèbe- regardez ce qu'on trouve en farfouillant, la petite Thérèse!!!



Pour savoir si ça ressemble bien à celle de Chico, on peut écouter ici le karaoké de la petite chanson (sinon, si déteste le son du karaoké on PEUT TOUJOURS S'INSCRIRE AU COURS DE FORMATION MUSICALE DU VENDREDI ...qui n'a pas encore décollé, faute de courageuses inscriptions !!!
Pour compléter la version originale de Chico Buarque en brésilien, (qui va nous en faire une belle traduction ?? ) voici ici l'adaptation en français de Bia Krieger.

Je garde en mémoire l'émouvante interprétation de Florence Gonnet et Christophe Gires lors d'un soir de stage ...

Dans Mon Coeur (Teresinha)





F#m F#/E F# F#/G# F#7/Bb Bm7 D/A
Le premier qui m'est venu avait fait tous les fleuristes
G#m7(b5) C#7 F#m
Dans ses mains des oiseaux rouges, des bijoux, des améthystes
F#m/E F7M A C#7
Dans ses yeux tant de mirages tant de plages et de promesses
A F#7/Bb G#7 C#
Des violons chantaient dans sa voix il m'appelait sa princesse
A D Dm C#m7(b5) F#7(4)
Il me prit comme on s'éfface et mon coeur en fut touché
F#7/Bb F#7 Bm7 D/A C#7/G# C#7(b13) F#m
Mais avant qu'il ne me lasse j'ai eu peur, je l'ai chassé

Solo: A/E Ebm7(b5) D7M C#7

Le second qui m'est venu avait fait tous les tripots
Dans ses mains des cicatrices qui m'égratignaient la peau
Dans ses yeux tant de ravages tant d'orages et de banquises
Des glaçons claquaient dans sa voix il m'appelait sa soumise
Il me prit comme un rapace et mon coeur en fut blessé
Mais avant qu'il ne me glace j'ai eu peur, je l'ai chassé

Le troisième m'est venu sans un mot, sans s'annoncer
Dans ses mains y' avait rien d'autre qu'un parfum de vent d'été
Dans ses yeux autant de flammes qu'en un siècle d'incendies
Il ne m'appelle que femme et c'est femme que je suis
Avant que je ne le chasse comme un chat, comme un voleur
Il a pris toute la place et s'est caché dans mon coeur

Et là je vous propose l'écoute en fichier MIDI de l'arrangement à 4 voix de Cantiga por Luciana que nous avons travaillé.



Ensemble Vocal Féminin 2

Quel plus beau programme pour poursuivre la "rentrée" avec l'ensemble vocal féminin que cet arrangement à 4 voix de GRACIAS A LA VIDA, de Violeta Parra, cette chilienne fille d'une paysanne, qui tout au long de sa vie a parcouru son pays avec ses enfants,magnétophone et guitare en mains, à recueillir la musique folklorique oubliée.Elle vécut quelques années à Paris, plus appréciée à l'étranger que dans son propre pays.
Elle faisait chanter les vieux paysans, et se produisait avec ses enfants dans des cirques et des théatres ambulants ...Et c'est sous son dernier grand chapiteau, planté dans les faubourgs de Santiago, qu'elle se suicida en 1967 , à l'âge de 50 ans ...



Une de ses nombreuses "tapisseries"qu'elle exposa au Louvre (ce fut la 1° femme sud américaine à le faire individuellement)


Mercedes Sosa qui, avec Joan Baez, a popularisée cette chanson, l'interprète ici ...on peut même suivre le texte !





Voici ce que j'ai déniché comme traduction (Chris! Michel! si vous passez par là j'attends vos remarques!)
Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné deux yeux et quand je les ouvre
Je distingue parfaitement le noir du blanc
Et là-haut dans le ciel, un fond étoilé
Et parmi la foule, l'homme que j'aime.

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné d'entendre, oreilles grandes ouvertes
Enregistrer nuit et jour grillons et canaris,
Marteaux, turbines, aboiements, orages,
Et la voix si tendre de mon bien-aimé.

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné la voix et l’alphabet
Avec lequel je pense les mots, et je dis
Mère, ami, frère, lumière qui éclaire
Le chemin de l'âme que j'aime.

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné de marcher de mes pieds fatigués
Et j'ai ainsi parcouru villes et marécages,
Plages et déserts, montagnes et plaines
Jusqu'à ta maison, ta rue, ta cour.

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné un coeur qui devient débordant
Quand je vois le fruit du cerveau humain ;
Quand je vois la distance qu'il y a entre le bien et le mal
Quand je vois le fond de tes yeux clairs.

Merci à la vie qui m'a tant donné.
Elle m'a donné le rire, elle m'a donné les pleurs.
Ainsi, je distingue le bonheur du désespoir
Ces deux éléments qui forment mon chant,
Et votre chant qui est le même chant,
Et le chant de tous, qui est encore mon chant.


Violeta Parra, (1917-1967)

Souvenirs Souvenirs

Et encore et encore, pour souffler un peu sur les braises du bel été ...

C'est ici que ça se passe ...

A l'école des Vieilles Vignes

En ce moment, jamais la cloche des vieilles vignes n’a autant sonné !




Mercredi c’était la petite troupe de « fans » qui carillonnait, et qui s’est installée deux jours dans la « salle » de classe pour découvrir les secrets de l’OSTINATO en musique…
Et c’était parti pour un beau parcours musical, concentré …




mais joyeux …



(Oserais je dire parfois même « potache » ??? )





Entre la Chaconne et la Passa/Caille … aux raisins du délicieux restaurant de Boissy la Rivière, l’harmonie était parfaite !





Donc les deux jours ont été consacrés au

- Déchiffrage d’un des plus anciens manuscrits polyphoniques « Sumer is incumen»


(voici le beau site promis pour grappiller davantage)


- Travail autour de l’air de la « Mort de Didon » extrait de l’opéra Dido and Aeneas de Purcell.

"La mort de Didon, à la fin du Didon et Énée de Purcell, est un autre bel exemple de ground où l'errance signifie une mise hors de soi. (Le ground était, en Angleterre, très populaire -, peut-être parce que, comme le dit Purcell, il est "une chose très facile à faire" -, en témoigne Shakespeare dans Richard III: "On that ground I'll make a Holy Descant.") Décidant de quitter Carthage suite à un complot mené contre lui, Énée rencontre une dernière fois Didon ("Away ! Away ! - No, I'll stay ! - To Death I'll fly / If l monger you delay / Away, way !") et quitte la cité, alors que Didon commence sa longue plainte ("When I am laid in earth / May my wrongs create / No trouble in thy broast / Remember me, but, ah, forget my fate..."), sur une basse obstinée identique à celle du Lamento de Monteverdi, mais allongée par un chromatisme qui rend toute la douleur de Didon . L'ostinato signifie ici autant l'éloignement du bateau d'Énée que la plainte de Didon."


En cliquant sur la partition, elle s'affichera en "grand" sur l'écran

Émotion toujours intacte après des centaines d’auditions depuis le jour où, rentrant de l’école et farfouillant (déjà !) dans des vieilles partitions ramenées par maman d’une improbable …farfouille …je déchiffrais, avec 2 doigts sur le vieux piano désaccordé (encore une histoire de farfouille) mais tétanisée par la beauté de la découverte, cette Basse obstinée chromatique descendante (bon là les mots, c’est arrivé beaucoup plus tard …) et ce Chant de mort de Didon subtilement entrelacés : « when I am laid, I’m laid ----in earth … »

-Travail autour de la construction du « Crucifixus » de la Messe en Si m de Bach

"Une synthèse grandiose des deux mouvements de l'ostinato - la marche infinie et l'errance intérieure - est le Crucifixus de la Messe en si de Bach. Bach choisit là une véritable passacaille qui, comme à la Renaissance, est la répétition à l'identique d'un motif de basse de quatre mesures avec une assise sur le deuxième temps, tout en y ajoutant, comme chez Purcell, un chromatisme descendant. Après avoir été énoncé une fois, sans texte, le motif est répété treize fois, emmenant le Christ jusqu'en haut du mont des Oliviers et son âme dans les profondeurs de la terre - d'où le chromatisme descendant. L'emploi d'une forme musicale de danse dans une pièce religieuse n'a rien de surprenant - la danse servait à l'époque à l'expression de tous types de sentiments, elle n'était pas que gaieté -, et illustre ici la marche douloureuse du Christ, sa (difficile) montée de la colline, les quatorze stations. Quant au choix précis de la passacaille, Bach se repose là non seulement sur son caractère obstiné, mais aussi sur son rythme boiteux, qui fait probablement écho aux pas inégaux du Christ - accablé par la lourdeur de la croix - ainsi qu'à son allure - celle d'un homme meurtri corporellement, presque un vagabond. Mais Bach a, semble-t-il, voulu donner une fin positive à son Crucifixus: à quelques mesures de la fin, sur le mot sepultus ("enterré"), un changement harmonique vient rompre la douleur du mouvement, qui se termine en majeur (une probable anticipation de la Résurrection)."


-Travail d’écoute et d’écriture à partir de la Berceuse de l’Oiseau de feu de Stravinski

Et même
-« Jeu de mains à 7 temps » sur Unsquare danse » de Dave Brubeck.

Allez cliquer ici pour en savoir plus sur l’utilisation des rythmes impairs dans sa musique


Pour prolonger tout ça voici quelques grappillages de choix trouvés sur la Toile au sujet de la basse obstinée :

"L’usage d’une phrase type répétée à la basse sur laquelle s’élaborent des développements contrapuntiques dans les voix du dessus, constitue l’une des formes les plus anciennes de la musique instrumentale en Europe.
Son origine réside le plus probablement dans une tradition d’improvisation qu’ont développée des interprètes de musique de danse. Avec une basse obstinée à partir de notes de longue durée et d’un rythme régulier, la gamme limitée des choix consonants pour les parties de dessus génère une séquence harmonique relativement stable ; et c’est en fait cette association d’une ligne de basse donnée et d’une forme rythmique et harmonique spécifique qui a souvent constitué la caractéristique la plus reconnaissable d’une danse particulière. Elle aide efficacement les danseurs à trouver les bons pas et à les suivre.
Les instruments tenant le dessus peuvent ainsi improviser librement des discantus virtuoses sur ce basso ostinato, tandis que la présentation répétée de cette basse obstinée a pour propos d’identifier clairement la danse à laquelle elle appartient.
Les passemezzo antico et moderno, les romanesca, folia, zarabanda, ruggiero, pagaina, favorita, ballo di fiore sont autant de danses nées avec la Renaissance et s'appuyant sur un motif répété à satiété - aux variations correspondent autant de visages, de gestes et de positions différentes dansées par celui ou celle qui peint la musique dans l'espace. Le ground est autant le fond musical d'où naissent les variations que le paysage ("background"), toile de fond du danseur.
Parmi toutes les danses s'appuyant sur un ostinato, la passacaille mérite une attention particulière. Elle naît au crépuscule du XVIe siècle, probablement en Espagne, s'épanouissant en Europe et pénétrant en Italie, où elle connaît un vif succès au XVIIe siècle. La passacaille était à l'origine d'un rythme très rapide, mais elle s'alourdit avec le temps et, à l'époque baroque, elle était d'un rythme modéré - andante, c'est-à-dire au rythme de la marche. À ses débuts, la passacaille imitait musicalement la marche des vagabonds boiteux de la rues (passar la calle), d'où un rythme ternaire bancal, avec une assise sur le deuxième temps. La passacaille est donc la répétition immuable d'une simple basse "boiteuse" d'où naissent des variations qui n'ont ni début ni fin - les vagabonds ne s'arrêtent jamais. Comme eux, la passacaille est anonyme: elle ne connaît pas de frontière et donna naissance, à travers l'Europe, à des milliers de variations qui sont comme le nom imprononçable de celui qui les exécute. La passacaille était un badinage sans raison, expression d'une oisiveté sans remords, d'une vie "urbaine" qui se répète tous les jours - c'est pourquoi la passacaille est infinie.

Lorsque la musique instrumentale dansée disparut au profit de la musique sérieuse (c'est-à-dire lorsque le mouvement fit place à l'intériorité), la passacaille devint signe d'un autre type de mouvement - non plus une marche terrestre, mais une errance mentale. Tel est le Lamento della Nimpha, dans le livre VIII des Madrigaux de Monteverdi. La nymphe, abandonnée par son amant - "Amor ! Amor !" -, prend à témoin trois hommes la plaignant avec conviction - "Miserella, ah piu, no, no..." -, tandis que l'errance est signifiée par un ostinato en mineur chanté par la basse - le lamento, qui s'apparente à la chaconne, est une basse obstinée standard au XVIIe siècle en Italie.


Même dans un contexte d’exécution purement instrumentale, sans aucune association avec la danse, certaines basses continues circulent largement à travers l’Europe en tant que support idéal pour l’improvisation, prenant place dans un répertoire instrumental cosmopolite, tandis que d’autres restent propres à une région particulière.

De même que pour beaucoup de musiques du Moyen Âge et du début de la Renaissance, cette tradition reste orale assez longtemps, quoique quelques-unes de ces basses obstinées apparaissent comme des éléments structurels dans certaines chansons polyphoniques rassemblées dans des recueils manuscrits espagnols, français ou italiens du XVe siècle.
Mais dès que les premières méthodes imprimées apparaissent pour l’orgue, la flûte, la viole, le luth ou la vihuela, dans le deuxième tiers du XVIe siècle, plusieurs d’entre elles comportent des exemples très élaborés de diminutions sur des basses obstinées, et de fait, les mêmes basses sont souvent utilisées par des compositeurs de nationalités différentes, prouvant ainsi la grande diffusion de ce type de matériel.

Le ground - La basse obstinée-quelle qu'en soit la forme, passacaille, lamento, chaconne... - est musicalement et intimement lié au mouvement de la marche - déambulation clochardesque ou achèvement crépusculaire d'une vie. La répétition de la basse signifie littéralement le mouvement, boiteux ou pas. On pourrait ainsi tracer une généalogie de ces formes obstinées, de la Renaissance à aujourd'hui, où l'on inclurait les milliers de passacailles de la Renaissance, ses dérivés baroques (Purcell, Bach, Marin-Marais - La Folia -, etc.), peut-être certaines Gymnopédie et Gnossienne de Satie (de simples marches à durée limitée), quelques occurrences dans le "jazz" (Changeless de Keith Jarrett) et le rock ("The Carny", de Nick Cave - l'histoire d'un saltimbanque-freak errant emmenée par une valse terrifiante et une rythmique foraine) et les grounds de Moondog, (ré)apparition passagère de la mélopée du musicien vagabond, ritournelle qui résonne sans interruption depuis des siècles."

-...et des fous rires, des petites confidences et des grandes déclarations ... de la belle vie échangée ...!


A bientôt la petite troupe pour d'autres aventures ...

lundi 1 octobre 2007

Ola au Poitou !

Ça faisait deux ans ! il était temps … d’y retourner, de s’y retrouver, souffler, manger, danser, chanter, papoter, encore manger, échanger, troquer des photos du stage contre des recettes de gâteau aux amandes de Suzanne, des grilles de Samba em Preludio contre des enregistrements de boeuf, des huîtres contre des moules, un cubi de John contre un bourru d’Lily, une milonga contre un madison, un sourire contre un baiser … parce que tout ça:


« On n’en a jamais, non jamais, on n’en a jamais non jamais, on n’en a jamais non jamais, (bon d’accord, elle était un peu répétitive ma chanson…) On en a jamais ...


Jamais Zassé !








Et même un cadeau de Véro, tout frais/tout chaud







(Milonga Sentimental Véro L.PL/André Couasnon)







Merci Zachy !











Etmerci Zizèle pour toutes ces photos ...

dimanche 23 septembre 2007

Laura Littardi au Baiser Salé

« COMME UN ARBRE JE FLEURIS, JE ME FAIS SECOUER PAR LE VENT, JE PERDS LES FEUILLES DE TEMPS EN TEMPS. COMME UN ARBRE J'AI DES RACINES QUI ME FONT SENTIR DE PLUS EN PLUS SOLIDE ET C'EST BEAU DE VIEILLIR SOUS LA PLUIE ET LE SOLEIL. »

Voilà comment Laura a commencé son concert, hier soir au Baiser Salé, avec ces mots, avec Ses mots …et là, nous on étaient faits ! , embarqués ! ; la pluie et le soleil ? : on en a pris plein le cœur et les oreilles … toute la salle archi-comble, submergée par la « vérité » de cette « Inner Danse ».

Oh Laura tu nous a donné ton plus beau concert !
Sûrement le plus « intime » avec tes amours déclarées pour Stevie Wonder, Pink Floyd, ou Crosby/Still …mais sûrement aussi le plus rayonnant, le plus exaltant, bien au delà des murs un peu trop étriqués à mon goût, de cette « boîte » de jazz.

Elle est à la "Grosse Mignonne" le 4 octobre ...filez! ...et puis, en attendant, ici



« Nice, easy,
So nice
And
Sometimes rough ! »



jeudi 20 septembre 2007

1° ateliers du samedi; la suite

ATELIER DE RYTHME

Comme promis la "mise en jambe" ...

allez on s'accroche!



Une partie du travail a été également consacrée à la prise de conscience "physique"des notions de mesure (à 4 temps) et carrure d'un morceau.

La forme BLUES (3 phrases de 4 mesures à 4 temps) se prétait particulièrement bien au travail.
Ce morceau de Natalie Cole a servi de base de travail ...et prétexte à des chorégraphies débridées!!







Et préparation de la pièce pour percussions et voix Tammuriatta de Carlo Rizzo, qui propose une master class au Petit Théatre d'Étampes le samedi 13 octobre (entrée libre pour les auditeurs) et un concert au même endroit "Le Chant Des Percussions" le dimanche 14 octobre à 17h.
Renseignement réservation au service culturel: 01 69 92 69 07



Carlo Rizzo
tambourin multitimbral, tambourin polytimbral, chant traditionnel italien

Virtuose du tamburello, tambourin du sud de l’Italie, Carlo Rizzo s’inspire aussi bien des musiques traditionnelles italiennes que de la musique ancienne et contemporaine. Son style très original et percutant explore les différents imaginaires musicaux.

Carlo Rizzo est diplômé des Beaux-Arts de Rome. Mais il bifurque rapidement vers la musique qui n’était jusqu’alors qu’un passe-temps. En 1979, il découvre le tambourin.

En unissant ses deux talents artistiques, il va pousser sa création et inventer le tambourin multitimbral et le tambourin polytimbral. Ses rencontres avec les traditions indiennes, maghrébines et le jazz lui ont insufflé cette idée d’élargir les possibilités timbrales du tambourin en le modifiant radicalement.
Ainsi le tambourin de Carlo Rizzo n’est plus cet instrument basique, mais un instrument complexe et étrange, composé d’un timbre, un étouffoir et diverses manettes. Carlo Rizzo, tel un magicien, manie le tambourin avec une très grande dextérité. Il exécute des variations de timbres ahurissantes par rapport à l’instrument et des variations de rythmes très acrobatiques et osées. Il n’hésite pas à se lancer dans des improvisations. Un spectacle surprenant qui déstabilise l’auditoire sous une avalanche de rythmes et de sonorités diverses.

Chanteur-poète, Carlo Rizzo accompagne certains de ces morceaux de sa voix grave qui s’inspire de la culture traditionnelle italienne.
En effet, il aime à rappeler que le tambourin est toujours présent dans les moments importants de la vie sociale italienne : dans les chants d’amour, les fêtes rituelles et les cérémonies de sorcellerie.

Carlo Rizzo musicien-inventeur, nous offre un savant dosage de tradition et de modernité tout simplement génial, inclassable.

Article du site du Centre des musiques traditionnelles du monde



CHANTIER VOCAL


A la fin de la scéance nous avons travaillé sur une chanson traditionnelle de la région d'Epiros en Grèce, vers la frontière avec l'Albanie.


Tris Kopelles Lijeres

Tris ko-pe, Tris ko-pe
Tris Ko-pe-les li-je-res x2
Tris ko-pe-les li-je-res
Pan sto thro-mo mo-ma-nes x2

Tho pou-pa, tho pou-pa
Tho pou-pa-me mis i-tris x2
Tho pou-pa me mis I-tris
An mas pi-the-ne kanis x2

Kian mas pi, kian mas pi
Kian mas pi-the-ne ka-nis x2
Kian mas pi-the-ne kanis
Tha mas fi-lae ke-tsi tris x2

Chorus
Dyia-le, dyia-le, ore dyi-le
Ta spro-sou fou-sta-ni va-le
Thos tou mia nam ka-ni pe-ra
Thos tou fou-sta-niou sa-je-ra

Traduction approximative:

Il s'agirait de 3 jeunes filles qui marchent seules sur la route; si un jeune homme voulait nous emmener disent elles, il nous embrasserait toutes les trois; mets ta robe blanche et tourne et danse ...

Sur ce lien, vous pouvez écouter une version Midi de la chanson, en voyant la partition.

Voici un enregistrement de la chanson.





REALISATION INTERPRÉTATION

Travail autour de "Morität von Mackie Messer"
de Kurt Weill et Bertold Brecht, extrait de l'Opéra de Quatre Sous
Ses différents inteprétations, ses différents détournements...

Jeux de langue et de style ...





Ecoute en allemand par Lotte Lenya ou Ute Lemper


Und der Haifisch, der hat Zähne
und die trägt er im Gesicht
und Macheath, der hat ein Messer
doch das Messer sieht man nicht.

Ach, es sind des Haifischs Flossen
rot, wenn dieser Blut vergießt.
Mackie Messer trägt 'nen Handschuh
drauf man keine Untat liest.

An 'nem schönen blauen Sonntag
liegt ein toter Mann am Strand
und ein Mensch geht um die Ecke
den man Mackie Messer nennt.


Ecoute en Anglais "Mack the knife" par Louis Armstrong et Ella Fitzgerald


Oh, the shark, has pretty teeth, dear
and he shows them pearly white
Just a jackknife has MacHeath, babe
and he keeps it, out of sight
When that shark bites with his teeth, dear
scarlet billows start to spread
Just a gloved hand, has MacHeath, babe
and he never shows a single drop of red

On the sidewalk
Sunday morning, commin' down
lies a body oozin' life
Someone's sneakin' 'round the corner
could that someone be Mack the Knife?



Découverte du "Requin aux Dents Longues " texte adapté en français par Boris Vian

Les dents longues, redoutables
Le requin tue sans merci
Le surin au fond d'la poche
Sans reproche, c'est Mackie

Sur les bords de la Tamise
Le sang coule dans la nuit
On périt les poches vides
Poches pleines, quelqu'un fuit

Gens de bien ou hommes riches
Disparaissent au grand jour
Sur leurs traces, quelqu'un passe
Qui ramène le butin

Jenny Trowler agonise
Un couteau entre les seins
Sur les rives dans l'eau grise
M'sieur Mackie s'en lave les mains

Et la veuve d'âge tendre
Que l'on viole dans son lit
Que l'on vole sans attendre
Le gentleman, c'est Mackie

Le feu gronde dans la ville
Le feu brille, la mort vient
On s'étonne, on questionne
Oui mais Mackie ne sait rien

Le sang coule des mâchoires
Au repas du grand requin
Mains gantées et nappe blanche
M'sieur Mackie croque son prochain...






Ecoute en brésilien " O Malandro" extrait de l' "Opéra do Malandro" réinventé par Chico Buarque en 1977






O malandro/Na dureza

Senta à mesa/Do café
Bebe um gole/De cachaça
Acha graça/E dá no pé

O garçom/No prejuízo
Sem sorriso/Sem freguês
De passagem/Pela caixa
Dá uma baixa/No português

O galego/Acha estranho
Que o seu ganho/Tá um horror
Pega o lápis/Soma os canos
Passa os danos/Pro distribuidor